Partager l'article ! 23 / 05 / 2010 : RANDO DANS LES HAUTES-VOSGES.: CIRCUIT CIRCULAIRE DU SCHALLERN ET DU FRANKENTHAL ...
PASSION NATURE : VOSGES & PALATINAT
CIRCUIT CIRCULAIRE DU SCHALLERN ET DU FRANKENTHAL
Après avoir passé un samedi entier en randonnée, je décide à nouveau, en ce dimanche 23 mai 2010, de mettre le cap sur les Hautes-Vosges (et ce, même si le fort kilométrage peut rebuter ! ) ... Ayant passé une nuit de sommeil plutôt courte, je me lève aux alentours de 09H15, avec beaucoup de difficultés (j'ai chopé des crampes très sévères, douloureuses, lorsque hier, j'avais arpenté la très difficile crête des Spitzkoepfe ! ). Certains de mes os craquent et les muscles de mes jambes, sont bien courbaturés ... Néanmoins, je constate qu'il fait encore beau dehors : c'est pourquoi, je vais donc en profiter de nouveau, avant que les nuages et la pluie ne repointent les bouts de leurs nez ! Je prends mon petit-déjeuner traditionnel (un bol de céréales bien rempli, avec du lait, beaucoup de lait ... ), mon esprit est encore bien endormi, je fonctionne au bip-bip d'un radar ! Il me faut pas mal de temps pour émerger de ma torpeur nocturne, il ne faut surtout pas me bousculer, par pitié ... Après avoir pris une grosse demi-heure pour avaler mon petit-déjeuner (il est presque 10H00), je me change et je me mets en combinaison de randonnée, à savoir pour aujourd'hui : deux paires de chaussettes épaisses en coton (anti-sueur et anti-humidité ! ), un pantalon en coton de type baggy (très ample et confortable), un tee-shirt avec col en V et un sous-pull à longues manches en coton, puis un pull zippé en microfibre polaire (car en montagne, il peut faire très frais, voire même parfois, froid ! ). Comme d'habitude lorsque je planifie une randonnée, je prends bien mon temps, histoire de préparer mon sac-à-dos et de ne rien oublier d'important. Je contrôle tout mon barda, en vérifiant bien, que j'ai tout mis dedans : barres céréalières et boissons énergétiques, chaussettes et tee-shirt de rechange (au cas où), K-Way, téléphone portable chargé à bloc (en cas d'urgence ou d'accident ... ), appareil-photo et paire de jumelles, cachets contre le rhume des foins et le mal de tête (types Doliprane et Efferalgan), cartes de randonnée locale éditées par l'IGN (secteur des Hautes-Vosges), etc. Finalement, il est presque 10H30, quand je m'installe à bord de ma voiture et que je quitte définitivement, Mertzwiller.
J'emprunte la RD1062 (ex RN62 ... ), direction Haguenau, puis le contournement Ouest de cette petite ville, pour tomber sur la voie rapide Haguenau / Brumath. A l'échangeur de Brumath, je m'insère sur l'autoroute A4, direction Strasbourg. La capitale européenne est atteinte en 30 petites minutes, au vu que la circulation est bien fluide. Normal, étant donné que nous sommes dimanche matin ! Au niveau de la Vigie, je quitte l'autoroute intra-urbaine (limitée ici à 90 km/h, attention ! ), pour rejoindre la RD1083 (ex RN83 ... ). Je veux à tout prix éviter les éternels ralentissements d'Innenheim ! J'opte donc pour une option routière beaucoup plus tranquille et je m'insère dans un trafic nettement plus fluide et agréable, que celui rencontré habituellement, au niveau d'Innenheim. Après avoir passé la zone artisanale et commerciale d'Illkirch et de Fegersheim, ma voie est libre, pour reprendre enfin de la vitesse et me caler aux 110 km/h de vitesse maximale autorisée. Sur une bonne trentaine de kilomètres, je passe respectivement les communes d'Ichtratzheim (50 km/h, attention ! ), d'Erstein, de Benfeld et de Kogenheim (traversées à double voie, toutes limitées à 70 km/h : attention, radars fréquents ... ). Quelques kilomètres après Kogenheim, la route RD1083 rejoint l'autoroute A35, direction Sélestat, puis dans le Haut-Rhin, Colmar. Là, le revêtement devient très mauvais, vachement dégradé et bruyant : les anciennes plaques de béton sont fissurées et trouées de partout, je m'efforce donc de baisser significativement ma vitesse de croisière (90 km/h, ça suffit sur une telle chaussée ! ). Bien évidemment, il y a toujours d'éternels couillons, qui vont font des appels de phares et des queues de poisson ... Je m'en contrefiche totalement et je reste sur ma lancée, le compteur de ma voiture bien calé à 90 km/h. Comme il n'y a aucun bahut à l'horizon (devant et derrière moi ! ), je peux donc rouler en toute sérénité, même si je suis plus lent que les autres. Je tiens à préserver ma monture et à ne surtout pas la bouziller, uniquement parce que j'aurai roulé trop vite, sur une chaussée en piteux état ... Je laisse donc les névrosés du volant et les fous de vitesse, faire leurs siennes : ce seront eux qui auront des problèmes avec leurs bagnoles et non moi (dans un nid de poule vous pouvez crever un pneu et même casser une jante, par exemple ! ). Le département bas-rhinois (67) étant enfin traversé, au bout d'environ 90 kilomètres et d'une heure et quart de parcours, je rentre dans le département haut-rhinois (68), en poursuivant toujours, sur l'autoroute A35 ... Il est environ midi, quand je dépasse Colmar et que j'emprunte le nouveau contournement de Wintzenheim. Pour la suite, je m'engage sur RD417, qui alimente la belle vallée de Munster. Je passe les petites communes de La Forge et de Muhlele, pour enfin pénétrer, dans la cité de Munster (soit la ville la plus importante, de toute la vallée de la Fecht ... ). Je ne monte pas vers Soultzeren et le col de la Schlucht, mais je me dirige vers Luttenbach, Breitenbach et Muhlbach, via la vallée de Metzeral. Dans Muhlbach, il faut que je repère la route s'ouvrant sur ma droite et montant en direction de la station d'hiver du Gaschney (altitude : 996 mètres). Je quitte donc le fond de vallée, pour attaquer une rude montée en lacets serrés ... La station du Gaschney est située à 7,5 km de Muhlbach et à environ 13 km de Munster. En cours d'ascension, je jouis de superbes panoramas, sur la vallée de Metzeral, dominée par le prestigieux Kahlerwasen (altitude : 1272 mètres ! ). Il est environ 12H30, quand je parviens à la station du Gaschney, où un monde fou a élu domicile, pour ce dimanche sec et pour l'instant, encore bien ensoleillé. Je décide de poursuivre mon bonhomme de chemin en voiture, histoire de fuir au plus vite, tout ce brouhaha : j'ai une satanique horreur de la foule et du bruit incessant, des gosses qui se plaignent et qui se bagarrent, etc ! La route perd son enrobé de macadam et se transforme en une étroite et raide piste forestière, carrossable ... Celle-ci, va me permettre, de monter directement, à l'auberge isolée du Schiessroth (altitude : 1142 mètres), qui sera mon point de départ, pour ma randonnée du jour ! Je fais toute la montée en première, presqu'au ralenti, tellement la piste est défoncée par endroits ... Les nids de poules sont légion, les ornières sont très profondes et les caillasses roulant sous les pneus, me font vite perdre de l'adhérence ! Je gravis tant bien que mal la pente raide, certains marcheurs étant très surpris de voir que j'arrive à évoluer sur une telle route ! Surtout que je ne possède pas un 4X4, mais seulement, une malheureuse petite citadine ... Eh oui, figurez-vous que même avec une petite voiture utilisée tous les jours en ville, vous pouvez réussir d'incroyables périples : il faut juste savoir ménager sa monture et faire preuve de vigilance et de patience ! Ma patience et ma vigilance, à proprement parler, sont finalement récompensées, lorsque je débouche au sommet de la crête, à proximité immédiate de l'auberge du Schiessroth ... Je me trouve à 1142 mètres d'altitude, sur une chaume dégarnie, surplombant spectaculairement, les lacs du Fischboedle et du Schiessrothried. L'auberge du Schiessroth est située à flanc de montagne et fait admirablement face, au dôme dodu du Kastelberg (altitude maximale de 1350 mètres, soit le quatrième sommet vosgien ! ). Après avoir garé ma voiture en marche arrière, juste devant l'auberge (une chance ... ), je fonce tout de suite voir, le magnifique panorama qu'offre cette chaume dégarnie (une avancée du massif du Petit Hohneck, en fait). J'embrasse d'un seul coup d'oeil, toute la vallée de Munster et de Metzeral, somptueusement dominée, par d'emblématiques et mythiques sommets : le Staufen (901 m), le Kahlerwasen (1272 m), le Schnepfenried (1258 m), etc. Je commence même à sortir mon appareil-photo, afin d'immortaliser ce magnifique spectacle (alors que je ne me suis encore même pas préparé ... ). Aussitôt fait, je rejoins de nouveau ma voiture, afin de me mettre en condition, pour bien débuter ma randonnée du jour ... Il est quasiment 13H00, lorsque j'ai terminé et que je quitte ma voiture ... L'aventure, la vraie, peut enfin commencer !!!
Depuis l'auberge du Schiessroth, je délaisse le sentier du rectangle rouge (montée au Hohneck), pour prendre sur le versant oriental du Petit Hohneck (altitude : 1289 mètres), le petit sentier jalonné de triangles rouges. Ce sentier, sauvage par endroits, mais ô combien magnifique, va me mener droit à une autre auberge appréciée du coin : celle du Schallern (altitude : 1107 mètres). En à peine 20 petites minutes, je suis arrivé au pied de ladite auberge du Schallern, récompensé par une magnifique vue, sur la station du Gaschney, le Kahlerwasen, la vallée de Munster, ainsi que la plaine alsacienne ! Je prends mon temps de m'arrêter devant la porte du l'auberge (ouverte), afin de connaître les spécialités gastronomiques et les prix pratiqués par la maison ... Ca a l'air d'être franchement séduisant, à première vue ; c'est ainsi, que j'ai déjà trouvé mon lieu de dîner, pour ce soir : c'est pas génial, çà ? Si !!! J'aperçois, sur le versant Nord-Est du Petit Hohneck, les dernières plaques de neige, qui fondent assez rapidement. Egalement, je bénéficie d'un panorama splendide, sur la station d'hiver du Gaschney, la vallée de Munster, le Kahlerwasen, ainsi que la plaine alsacienne et la Forêt-Noire (au fond, dans le flou lointain). Le sentier poursuit sa voie, derrière l'auberge, par le biais d'une rude montée. Je ne descends donc pas vers le Gaschney (à droite), mais j'opte pour ce sentier montant. Le triangle rouge est à suivre, afin de rejoindre, plus tard, le collet et l'ancienne ferme du Schaefferthal (altitude : 1228 mètres) ... Au moment où le sentier bifurque à 90 degrés sur la gauche, se trouve une vaste prairie en pente (sise sur ma droite) : d'ici, je profite d'un panorama remarquable, sur la haute-vallée de la Fecht (commune de Soultzeren), ainsi que sur les massifs du Tanet, du Forlet, du Brézouard et du Taennchel. Plusieurs randonneurs épuisés, sont entrain de se dorer la pilule, paisiblement étalés dans cette herbe drue et bien verte ! Je bascule du versant Est au versant Nord du massif du Petit Hohneck (1289 m) : le changement de végétation est très net, du fait que je pénètre sous couvert forestier. Les pentes s'accentuent et deviennent plus raides, le sentier devient de plus en plus étroit et sauvage. La suite du parcours, me réserve de fabuleuses échappées panoramiques, sur le cirque du Frankenthal, les rochers de la Martinswand, la chaume des Trois-Fours, ainsi que la Schlucht ! Mon appareil-photo chauffe sévèrement et mes yeux en prennent pour leurs grades ... J'ai comme la sensation, d'avoir atteint le paradis ! Après une éprouvante grimpette en lacets serrés, via un sentier très rocailleux, je finis par débouler au collet du Schaefferthal, altitude 1228 mètres. Comptez près d'une bonne heure, afin de rallier l'auberge du Schallern au collet du Schaefferthal ...
Le collet du Schaefferthal, constitue un important noeud de rencontre, entre plusieurs sentiers pédestres. Au Nord, c'est le sentier menant au Frankenthal, qui s'offre à moi (et que je devrai choisir tout à l'heure, pour la suite de mon circuit ! ). A l'Est (derrière moi en fait, d'où je viens ... ), c'est le sentier du Schallern. Au Sud, c'est le rectangle rouge (GR5), qui permet de rejoindre le point de départ, à savoir ici, l'auberge du Schiessroth (altitude : 1142 mètres). Enfin, à l'Ouest, c'est l'abrupt sentier de grande randonnée (GR5 ... ), menant au sommet du célébrissime Hohneck, qui s'ouvre ! A mi-droite, je toise du regard, une vieille ferme semblant abandonnée ... Ses pierres taillées grises, sont égayées par des fenêtres (très petites ... ), aux volets d'un bleu profond ! Pourtant, en ce samedi 23 mai 2010, les volets de ladite ferme étaient ouverts ... Mais ce que je ne comprends pas, c'est que personne n'était présent dans la bâtisse et que celle-ci était fermée à clé ! Dans la vaste prairie jouxtant la ferme, point de vaches broutantes en vue ... Très curieux, tout çà ; d'autant plus, que cette ferme n'est pas conçue comme refuge dortoir pour les randonneurs ! Après m'être posé mille et une interrogations, je me remets en route, tout en profitant d'une magnifique vue, sur la profonde vallée de la Fecht. Je choisis le sentier balisé par le triangle rouge, qui en une sévère descente en épingles, va me mener dans l'extraordinaire cirque glaciaire du Frankenthal ... Au bout de 300 mètres environ, le sentier bifurque à 90 degrés sur la gauche et plonge rudement, d'un seul coup ! Mais avant d'entamer cette rude descente, j'effectue un petit détour sur ma droite, afin d'accéder à un joli observatoire : au bout de 100 mètres, je me trouve en bordure de ravin, avec une vision diabolique, sur la prochaine étape de ma randonnée (le cirque glaciaire du Frankenthal) ... Je me prends bien le temps d'admirer cette vue d'enfer et là encore une fois de plus, mon appareil-photo est mis à très rude contribution ! Les clichés que je suis entrain de réaliser, sont tous plus divins, les uns que les autres ... Je crois rêver ! Quelques touristes novices en la matière de randonnée, me regardent d'un air bizarre ... Je m'en fiche éperdûment, je profite de l'instant présent, moi : j'adore la nature vosgienne, je le clâme haut et fort ! De l'autre côté du cirque du Frankenthal, je fais face, avec les prestigieux rochers d'escalade de la Martinswand (altitude : 1220 mètres). Plus à droite, ce sont les chaumes des Trois-Fours, qui se dessinent ... Et encore un peu plus à droite, j'aperçois le col de la Schlucht et sa ravine remplie d'éboulis instables. Après avoir profité pleinement de ce magnifique spectacle panoramique, je me remets en route, en cheminant tant bien que mal, sur l'abrupt et étroit sentier du triangle rouge ... Je croise pas mal de touristes inexpérimentés et peu respectueux de l'élément naturel, qui n'arrêtent pas de gueuler et de se châmailler (les jeunes enfants, surtout ... ) : si seulement, ils pourraient fermer leurs clapets, ces sales garnements ! J'ai une satanique horreur du brouhaha et de la grosse foule, lorsque je randonne en forêt ou en montagne ! Entre le col d'altitude du Schaefferthal et le fond du cirque glaciaire du Frankenthal, j'ai perdu près de 200 mètres de dénivelé en à peine 20 petites minutes : c'est fort conséquent et ça fait sévèrement mal aux pieds et aux jambes ! D'un seul coup, l'épaisse forêt résineuse ainsi que les éboulis, disparaissent et cèdent leurs places respectives, aux herbes vertes, aux bruyères et aux myrtilles sauvages : j'arrive enfin, dans l'extraordinaire cirque glaciaire du Frankenthal, en suivant les marques du rectangle bleu (GR531 ... ). Ici, il s'agit d'une portion du célèbre sentier des roches (dont le point de départ de base, est établi au col routier de la Schlucht, altitude 1139 mètres). Il est 15 heures passées, quand je butte sur l'auberge du Frankenthal, altitude 1030 mètres : je suis donc bel et bien arrivé à l'objectif de visite principal, pour cette formidable journée de randonnée !
Le cirque glaciaire du Frankenthal, est situé dans le département du Haut-Rhin (68), dans la haute-vallée de la Fecht (communauté de communes de Munster), au pied du mythique massif du Hohneck (altitude sommitale maximale de 1366 mètres, ce qui en fait le troisième sommet des Vosges, après les 1424 mètres du Grand Ballon et les 1368 mètres du Storckenkopf ! ). Le Frankenthal est également dominé, par la combe du Falimont (danger potentiellement mortel en hiver, avec d'importantes corniches de neige et de glace, pouvant occasionner des avalanches !!! ). Les rochers d'escalade de la Martinswand, ainsi que la chaume des Trois-Fours, complètent cet idyllique tableau ... Les ruisseaux coulant des pentes abruptes du Falimont, se jettent dans la cuvette glaciaire du Frankenthal, puis ensuite plus bas, dans le vallon sauvage du Stolz Ablass (altitude 810 mètres), pour finalement rejoindre, Ampfersbach, Stosswihr, Munster et la rivière de la Fecht ! L'auberge se situant au beau milieu de cet éden, pour ne pas dire de cette jungle verte (un paradis en été, lorsque tout est fleuri ! ), semble bien seule et elle n'est ouverte aux randonneurs, que sur une très courte période de l'année (enneigement élevé et risques d'avalanches obligent ... ) : de début juin à mi-octobre, seulement ! L'auberge du Frankenthal a donc une vocation strictement estivale, le reste du temps elle est fermée, comme abandonnée ... Les propriétaires (et gérants) de cette sympathique auberge, garantissent ainsi, des boissons fraîches et des sandwichs à toute heure de la journée, pour tous les randonneurs qui oseront bien descendre du Hohneck, via les explosives pentes de la combe du Falimont ! L'accueil qui vous sera réservé ici, s'avèrera des plus chaleureux et le cadre rustique, dévastateur ... Cet endroit est réellement conçu pour y passer un moment inoubliable, hors-civilisation ! Ici au Frankenthal, vous goûtez à un paysage alpin digne de ce nom, d'un intérêt de tout premier ordre. Les herbes d'un vert brillant, côtoyent les callunes à fleurettes parmes, ainsi que d'immenses foyers de myrtilles sauvages. Egalement, vous trouverez ici, un ancien lac glaciaire, en phase finale, se transformant en terre de tourbe (certes très lentement, mais sûrement ... ). Sur les pentes de la combe du Falimont, il n'est pas rare, de voir s'ébattre des chamois, qui y ont été réintroduits avec un succès retentissant (pour le plus grand et jouissif plaisir, des randonneurs passionnés et surtout, des amateurs de clichés photographiques et de scènes animales surnaturels, exceptionnels ! ) ... Personnellement, ce jour-là, j'ai dénombré 14 chamois au Frankenthal, dont l'un qui m'est juste passé sous le nez, à découvert en plein milieu de la prairie : c'est particulièrement remarquable, rare, d'en voir autant d'un seul coup ! Mais quelles ne sont pas ma haine et ma colère, lorsque je vois, qu'un sale gosse court après lesdits chamois, en criant comme un dératé ... Les parents de ce tout jeune garnement, mériteraient juste d'être punis et de payer une forte amende, pour la gêne ainsi occasionnée, contre les chamois ! C'est si rare et si beau, d'admirer des chamois paître dans leur espace naturel : je pourrai passer des heures et des heures entières, à les voir brouter, s'ébattre en amoureux, sauter de roc en roc, etc ! Mais bon, c'est samedi et il s'agit d'un jour de grande affluence, étant donné le fait qu'il y a un grand beau temps ... Je me retiens et je me la mets en veilleuse, histoire de ne pas péter un câble, contre de véritables salopards, antis-nature, qui ne pensent qu'à venir ici, en ces lieux sauvages et réculés, préservés, pour y foutre leur boxon ! Je prends mes clichés habituels et je rejoins aussitôt, un endroit beaucoup moins passant, donc logiquement moins bruyant et beaucoup plus agréable pour mon égo ... Juste à côté de l'auberge pour randonneurs, où certains établissent leur lieu de bivouac (attention, ce n'est pas autorisé, légalement parlant, du fait que l'on se trouve ici, dans une réserve naturelle ! ), je trouve une jolie petite résidence de weekend, où un couple de vieux retraités a établi son siège de villégiature et de repos vert ! En tout cas, ils ont dû sacrément galérer, pour venir jusqu'ici en voiture, en remontant toute la piste forestière, d'Ampfersbach jusqu'au Frankenthal (soit près de 400 mètres de dénivelé et près de 8 km !!! ). Surtout que ce couple de retraités ne possède pas un 4X4, mais une simple berline compacte, de la marque aux chevrons ! J'en reste sans voix ... Bravo à eux, franchement !
La suite de ma visite du Frankenthal se poursuit, en quittant le sentier du rectangle bleu, au profit du disque jaune (soit, le redoutable sentier de la combe du Falimont : l'un des plus sportifs et physiques, à travers tout le massif vosgien ! ). Les montagnes qui me dominent de toutes parts (sauf à l'Est ! ), portent encore les traces de névés et de coulées de neige (couloirs d'avalanches ! ) : c'est dément ! J'aperçois les randonneurs tutoyant le vide abyssal, en bordure de combe : ils sont minuscules, telle une tête d'épingle ! La prochaine étape de mon circuit s'annoncera sacrément costaude, je crois que je vais énormément cravacher et suer ... Je doute en moi, en mes capacités réelles, à réussir ou non une telle ascension ! Mais au lieu de rallonger inutilement la balade, en passant par les Trois-Fours et la Martinswand, je préfère opter pour cette option directe et difficile, qui va me faire remonter toute la combe du Falimont (via l'un des sentiers les plus sauvages de tout le massif du Hohneck ... ). Je suis jeune et expérimenté sur le terrain, donc il n'y a absolument aucune raison, pour que j'échoue ! C'est ainsi, que je quitte les nuisances sonores du GR531, pour rejoindre en fond de cirque, l'ancienne tourbière du Frankenthal (aire délimitée par des barrières en bois). Ici, le site se révèle d'un seul coup, bien plus confidentiel et sauvage, silencieux : çà tombe bien, car c'est exactement ce que je recherche ! En bordure de cette fabuleuse tourbière, je repère un monolithe bas et profilé, bien plat et dénudé (sans végétation, donc), qui me permettra d'effectuer une fort agréable halte de repos et de méditation ... Il est déjà 16H00 passées et mon estomac commence à grogner sévèrement : il faut impérativement, que je reprenne des forces et que je recharge mes batteries en énergie, en ingurgitant plusieurs barres céréalières (des " Corny " allemands, très bonnes ! ). Tout en grignotant, je fais puissamment face, à cet extraordinaire couloir ascendant du Falimont, qu'il va falloir que je gravis, bon gré, mal gré ! Dans mon dos, ce sont les légendaires rochers d'escalade de la Martinswand, qui me regardent en coin et qui me surveillent ... Le décor est très alpin, on se croirait franchement en plein coeur des Alpes suisses. Après cette pause goûter salvatrice, j'en profite, en l'absence de touristes, afin de m'allonger sur la pierre plate et dénudée que j'ai trouvé : je ferme les yeux de longues minutes, je ne pense à plus rien, mon égo s'envole pour un nouveau monde ! J'entends juste le doux bruissement du vent dans les feuilles, ainsi que de gais sifflements d'oiseaux : ce que ça fait du bien, sérieux ! Je semble comme coupé du reste du monde, c'est une sensation indescriptible ... Au bout de 20 minutes de somme réparateur, je suis soudainement approché et dérangé, par d'irrespectueux touristes allemands, qui n'arretent pas d'avoir leurs grandes gueules ouvertes, entrain de jémériader je ne sais quels propos insanes, vulgaires : c'est que je comprends parfaitement la langue germanique et j'ai bel et bien entendu des gros mots allemands, particulièrement sévères ! Il s'agit là, d'un couple de parents, accompagné de leurs chérubins (au nombre de quatre ... ). Ces sales mioches ne connaissent que dalle de la nature dans laquelle ils évoluent et les parents ne sont même pas capables de les correctionner, lorsqu'ils font des conneries ! Je matte cette famille folle, d'un regard menaçant, sombre, sévère ; lorsque celle-ci me regarde dans les yeux, elle a très vite compris, qu'elle n'est pas du tout la bienvenue ici, à l'endroit même où j'ai élu mon coin de repos et de détente ! Je n'ai même pas besoin de dire quoi que ce soit, pour leur faire signifier, à ces bougres d'allemands incompétents et mal élevés, qu'ils sont des éléments perturbateurs pour moi ... Ils déguerpissent aussitôt, comme si un coup de baguette magique avait été frappé juste devant eux ! Tant mieux pour moi donc, d'autant plus qu'ils décideront un peu plus tard, de ne pas remonter le sentier du Falimont, mais d'emprunter le long et ennuyeux détour, passant par les Trois-Fours ... Mon esprit est sauf, je suis de nouveau ravi ! Je peux donc poursuivre tranquillement, ma séance de recueillement et de méditation, avant d'attaquer l'athlétique ascension en zig-zags, vers le col du Falimont, puis en finale, le prestigieux sommet du Hohneck (soit au total, quelque 336 mètres de dénivelé positif, direct !!! ). OUF !
Après avoir passé près d'une heure, aux abords de l'ancienne tourbière du Frankenthal, je me remets enfin en route, pour démarrer la partie la plus difficile, sportive et technique, de tout mon parcours : la longue et lente remontée de la combe du Falimont, afin de rejoindre le sommet dénudé du Hohneck (altitude : 1366 mètres !!! ). Il est déjà 17H00 passées et le soleil commence à décliner sérieusement, dans le fond du cirque du Frankenthal. Je longe la vieille tourbière par sa gauche, en suivant le petit sentier serpentant à l'extérieur des barrières de bois. 100 mètres plus loin, je traverse une zone marécageuse, humide en permanence, via une pittoresque passerelle en rondins. Sur ma droite, les rochers de la Martinswand sont toujours visibles. A partir de là, la montée sérieuse commence, mon souffle devient lourd et mon coeur bat de plus en plus vite, afin que je puisse fournir les efforts nécessaires ... Le charmant petit sentier monte d'abord tout droit, avec une pente modérée, puis d'un coup, il bifurque à 90 degrés à gauche et entame son infernale montée en épingles à cheveux ! Mes jambes vont en baver un sacré coup, j'ai plutôt intérêt à bien me préparer ... Une grosse flaque d'eau croupie, atteste de l'ancienne présence d'un lac glaciaire, aujourd'hui métamorphosé en une tourbière ! La terre noire, très pâteuse et humide en permanence, est ici appelée tourbe. Ne vous y aventurez surtout pas, car vous risquerez fort de vous enfoncer dans cette terre grasse, d'un ton noir repoussant et de ne plus pouvoir en sortir ! D'autant plus, que l'endroit est classé en réserve naturelle protégée ! Je poursuis donc mon petit bonhomme de chemin (euh, de sentier, plutôt ... ), en gravissant des pentes de plus en plus fortes : mon organisme est mis à très rude épreuve, j'ai le souffle court et mes jambes me font déjà bien souffrir ! Mais bon, j'ai l'habitude de çà, je ne me plains donc pas davantage. D'autant plus, que le paysage environnant est superbe ... Les lacets serrés et raides s'enchaînent doucement, mais sûrement, avec de merveilleuses perspectives panoramiques, plongeantes, sur le cirque glaciaire et la tourbière du Frankenthal, les rochers de la Martinswand, ainsi que la grande vallée de Munster ! Par temps clair, il est même possible d'apercevoir la plaine alsacienne, ainsi que la ligne bleutée de la Forêt-Noire allemande ... Curieusement, en cours d'ascension, je n'aperçois aucun chamois : dommage, merde alors ! La fréquentation très élevée, en ce jour de beau temps, les a fait fuir ! Plus haut, le sentier traverse une zone d'éboulis instable, ainsi qu'une mignonne petite cascade, qui s'est formée suite à la fonte du grand névé sommital du Falimont : le spectacle visuel est absolument craquant et une photo souvenir s'imposera sans faute ! Le grand névé sommital se traverse sans trop d'encombres, car des traces de pas, sûres et fiables, y ont été pratiquées ... Avec une vigilance de tous les instants, je traverse cette portion de sentier délicate, flirtant avec un abîme abyssal, sur ma droite ! Bien entendu, le panorama est toujours de la partie et au bout d'un ample virage montant à gauche, je finis par aboutir au col du Falimont, à quelque 1270 mètres d'altitude ... Abattu par l'énorme effort fourni, je me prends 5 minutes de temps d'arrêt, histoire de reprendre mon souffle et mon esprit ! J'en ai bien besoin, après avoir bataillé comme un guerrier, durant une grosse demi-heure, dans ces pentes infernales !
Il est plus de 17H30 déjà et j'ai encore un long retour à faire, afin de rallier ma voiture (qui je le rappelle, est garée à la ferme-auberge du Schiessroth) ... Pour ceci, je décide d'omettre l'ascension et le détour par le sommet panoramique du Hohneck (table d'orientation), pour emprunter le spectaculaire sentier des couloirs du Hohneck ! Les crêtes dénudées, sont ici exposées à des vents tempêtueux, qui heureusement pour ce jour, furent supportables ... C'est un air pur qui circule sur ces crêtes infinies, il vous fouette le visage et vous râcle les poumons, pour vous redonner énergie, vitalité, liberté et bonne humeur ... Quant au panorama, il vous fait voir l'ensemble du cirque glaciaire du Frankenthal, avec de l'autre côté, la Martinswand et les Trois-Fours ! La vallée de Munster, la plaine alsacienne, ainsi que la chaîne de la Forêt-Noire, sont visibles, aux second et arrière plans. En à peine un petit quart d'heure, j'arrive au collet du Schaefferthal (altitude 1228 mètres, que j'avais déjà rencontré auparavant ... ). Ici, je ne prends pas le sentier du versant Nord (que j'avais pris au début de ma randonnée ! ), mais je bascule sur le versant Sud, en suivant les balises du rectangle rouge, alias GR5. Je passe sous les rochers d'escalade du Petit Hohneck, via un sentier très pierreux, chaotique certes, mais très joli ... Sur ma droite, je devine la vallée sauvage du Wormspel, ainsi que le lac du Schiessrothried (voir dans la randonnée précédente ! ). La ferme-auberge du Schiessroth est en vue et je l'atteins au bout d'un nouveau petit quart d'heure de marche. Il est 18H00 tapantes, quand je butte sur ma voiture et que je boucle enfin, ce fort joli circuit circulaire. Au total, j'aurai marché 6 heures !
Hésitant à franchir le pas de l'auberge du Schiessroth (1142 m), où j'avais déjà mangé hier soir, je préfère partir et quitter cet endroit, où s'agglutine une foule de touristes assez désordonnée et bruyante. Les vaches vosgiennes et leurs cloches tintinabulantes, me portent idylliquement compagnie : je me prends encore 5 petites minutes, afin de les prendre en portrait : elles sont si belles, si photogéniques ! J'adore ! En reprenant ma voiture, je redescends la piste forestière défoncée, jusqu'à la station d'hiver du Gaschney (996 m). En à peine 5 minutes, je suis en bas de la côte, malgré la mauvaise praticabilité de ladite piste (sur laquelle j'ai tout fait en première vitesse ! ). Certains touristes marcheurs, me regardent d'un air tout étonné, en me voyant rouler sur un chemin pourtant carrossable et autorisé aux voitures ! En voyant un panneau portant l'inscription de l'auberge du Schallern, je décide finalement, de garer ma voiture sur le grand parking du Gaschney (gratuit) et de poursuivre le reste de l'ascension à pied. De toute façon, le Schallern ne peut s'accéder qu'à pied ! Il me faut 20 minutes, pour rejoindre ce sympathique chalet, aménagé en un remarquable hôtel-restaurant traditionnel. Je suis pour cela, les triangles bleus peints sur certains arbres. La montée est rude, mais ne pose pas de problèmes techniques particuliers. Certaines portions sont même aménagées en escaliers. Je passe de 996 à 1107 mètres d'altitude, en à peine 600 mètres. L'auberge est enfin en vue et elle est déjà entièrement exposée dans l'ombre ... Logique, car elle occupe le versant Nord-Est, du massif du Petit Hohneck (altitude : 1289 mètres). Il est 18H30, quand je franchis le pas de la porte de cette magnifique auberge ... Mon ventre grogne sévèrement, il s'agit là d'une sonnette d'alarme, me forçant à tout stopper pour enfin prendre un bon repas ! Ca va bientôt être chose faite, ne vous inquiétez surtout pas : je ne vais pas me laisser abattre ...
Instantanément, le patron des lieux me reçoit et me demande ce que je souhaiterai. Je réserve donc une place et une seule, afin de commander un bon dîner montagnard ... Je sens que je vais me régaler ! L'intérieur du Schallern est rustique, mais très chaleureux. Le plafond est en lambris de bois et toutes les baies vitrées, donnent vers l'Est, sur la plaine alsacienne et les vallées de Metzeral et de Munster ! Je demande même à ce que l'on m'ouvre le porte-fenêtre principal, afin que je puisse photographier et filmer ce splendide panorama ... Chose que le patron en personne, me propose immédiatement : bravo ! Au fond de la salle, je trouve un espace détente (canapés et télévision satellite, s'il-vous-plaît ! ), ainsi qu'une grande bibliothèque ! Ici au Schallern, les nuitées sont possibles, moyennant 43 euros par nuit, pour une personne seule : c'est franchement correct. C'est un jeune couple, qui est propriétaire des lieux et qui s'occupe de la cuisine et de la réception des clients. Je prends place à la table que j'ai réservé et je prends commande de mon dîner : ce sera une tarte savoyarde, accompagnée d'une bonne salade vosgienne et en dessert, d'une coupe trois boules (sans chantilly, bien évidemment, car je désteste çà ! ). Au bout d'une vingtaine minutes d'attente, je suis servi. L'assiette présente fort bien, les saveurs sont bel et bien là. Je m'en réjouis d'avance ! En boisson, j'opte pour un diabolo menthe, bien frais et sucré, désaltérant. Je profite de cet instant culinaire en silence, accompagné par une douce musique d'ambiance. Le cadre gastronomique est superbe, je domine directement la célèbre station d'hiver du Gaschney ! La tarte, bien que petite, est très bonne et la salade, également. Elle est accompagnée de petits croutons aillés croustillants et de quartiers de tomates bien frais et juteux ... Quant à ma coupe de glace (maison, s'il-vous-plaît ! ), elle se compose de 3 parfums : chocolat noir, pistache et citron. Au terme de ce bon repas, je demande l'addition, qui s'élève à 18 euros, tout compris : c'est correct. La patronne et moi discutons encore un peu ensemble, afin de nous échanger nos adresses emails et nos adresses de sites web ! Je félicite chaudement les aubergistes du Schallern, pour leur sympathie et leur aimabilité. Ce qui m'a le plus marqué ici, reste et restera sans doute, le somptueux panorama offert (voir plus haut ... ). A l'évidence, je reviendrai ici, pour remanger ! Il est 20H00 précises, quand je rejoins ma voiture (que j'avais laissée au grand parking du Gaschney) ...
En conclusion générale, cette nouvelle randonnée dans les Hautes-Vosges, m'aura définitivement conquis, transporté dans un autre univers ... Il est grand temps pour moi, de rentrer au bercail, après avoir passé un weekend de randonnée de pure folie, dans ces exceptionnelles Hautes-Vosges ! Je suis KO, sur les rotules, mais royalement fier, d'avoir accompli ces deux grosses randos, sans le moindre encombre ...
VOICI LE POINT DE DEPART DE CE CIRCUIT : L'AUBERGE DU
SCHIESSROTH !
VERS LE SCHALLERN : SUPERBE VUE SUR LA STATION DU GASCHNEY.
MON FUTUR LIEU DE DÎNER : L'AUBERGE DU SCHALLERN (1107 M) !
PAYSAGE ALPESTRE, AU-DESSUS DU CIRQUE DU FRANKENTHAL !
LA FERME (ABANDONNEE AUJOURD'HUI), DU SCHAEFFERTHAL (1228 M).
VUE GENERALE EXPLOSIVE, DU CIRQUE GLACIAIRE DU FRANKENTHAL !!!
DANS LE FRANKENTHAL ... AMBIANCE SAUVAGE ET PRESERVEE !!!
HERBE BIEN VERTE, DU FRANKENTHAL ...
L'AUBERGE ISOLEE DU FRANKENTHAL (ENCORE FERMEE ... ). MAGNIFIQUE !
LA COMBE DU FALIMONT, DANS TOUTE SA SPLENDEUR ...
LA TOURBIERE DU FRANKENTHAL : UNE ZONE FRAGILE ET PROTEGEE !!!!!
PASSERELLE PERMETTANT D'ENJAMBER UNE ZONE MARECAGEUSE ...
LES PUISSANTS ROCHERS D'ESCALADE DE LA MARTINSWAND (1220 M) !!!
LE DERNIER NEVE DE LA COMBE DU FALIMONT ...
VUE PLONGEANTE MORTELLE, SUR LA CUVETTE DU FRANKENTHAL !!!!!
LA SEULE VACHE BRUNE, DE LA FERME-AUBERGE DU SCHIESSROTH !
MON DÎNER AU SCHALLERN, POUR CE SOIR ... UNE TARTE SAVOYARDE.